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Benjamin Munoz |
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Parcours d'un grand Danseur Benjamin Munoz fêtera très bientôt ses 25 ans avec déjà derrière lui un long parcours artistique. Un parcours jalonné de volonté de courage et de sacrifices…
Dès
la petite école, il décèle dans les chorégraphies des kermesses de fin
d’année un moyen d’expression. A ses frères et ses parents, avec
lesquels il résidait alors à Châtellerault ( dans la Vienne), il formule
déjà le souhait d’entrer en école de danse. Mais le conservatoire situé
trop loin représentait trop de difficultés d’organisation pour cette
grande famille. Au cours de sa 2ème année au conservatoire, il effectue la progression de 3 années qui conduira ses professeurs à le propulser en dernière classe d’études. Son talent et sa persévérance vont également lui ouvrir la scène au sein du Ballet de la Cité des Papes et il consacrera ses week-ends à des représentations dans tout le Grand Sud. Un autre grand changement va bouleverser la vie de ce jeune danseur qui devra à seulement 14 ans habiter seul et se débrouiller comme un adulte. Devenu semi professionnel, ont lui confie des rôles permanents dans le ballet du conservatoire. Deux ans plus tard, c’est pour l’Allemagne qu’il fait ses bagages et là c’est auprès de Christiane Hamel, la danseuse étoile des pays de l’Est, qu’il progresse encore. Benjamin prépare ensuite le diplôme d’Etat EPSE danse (qui représente un bac +2)Avec en poche les UV théoriques il passe avec succès la partie technique composée de variations imposées. Pour cette partie sévèrement jugée, ils seront seulement 2 à être reçus et notre Trébéen se classe premier. En parallèle de cet examen le jeune homme apprend que la compagnie de l’Opéra de Toulon est à la recherche de danseurs. Benjamin n’attend pas la date d’audition et fait un forcing qui prouvera sa détermination et décroche le contrat. Par son talent il convainc Monique Androlétti, la danseuse étoile qui dirige cette compagnie. En dix jours il apprend trois ballets, dont un extrait de « Don Quichotte » et des créations néo-classiques. Il était alors le plus jeune danseur de cette compagnie. La prouesse était sans nul doute de passer professionnel avec un diplôme tout frais le lendemain de son examen. Jusqu’en 2001 les ballets se succèdent comme « Thais » pour lequel au delà de la danse il interprète le rôle de Dieu, l’opérette « les saltimbanques », « Faust »... Benjamin fait ensuite une étape dans la capitale ou il suit des cours auprès de professionnel. Mais la vie parisienne ce n’est pas « son truc » et il revient au pays, où durant deux ans il enseigne à son tour d’une part dans le cadre d’Eva Ballet Spéctacle, de la MJC de Carcassonne et de l’association danse rythmique de Palaja.
D’autre part, il adopte une nouvelle famille, celle du Cabaret le Rouge Gorge. Dans ce contexte que l’on peut décrire comme un bel amalgame du Crazy, du Lido et du Moulin Rouge Jacques Fabre le prend sous son aile. Jacques Fabre qui septuagénaire est toujours sur scène, a été directeur du Capitole et de l’Opéra d’Avignon. Il s’est même vu décerné en 1975 le titre de Meilleur Chorégraphe du Siècle. Dans le cadre de la revue de ce cabaret, à ses talents de danseur s’ajoutent ceux de chanteur et comédien.
Ainsi donc depuis
deux ans Benjamin mène de front deux « carrières » . Bourreau de travail Benjamin est le plus souvent sur scène du lundi au dimanche non stop. Cette année encore , la revue du Rouge Gorge , « Les Contes d’Hoffman » sous la direction musicale de Michel Plasson et mise en scène de Jérôme Savary avec Ballet de l’Opéra-Théâtre d’Avignon, pour les Chogéries d’Orange.
Belle réussite et beau pied de nez à tous ceux qui n’ont pas cru en lui. Belle revanche aux sarcasmes et railleries qu’il a subis lors de son adolescence dans le choix de cette exigeante discipline. Bravo Benjamin !!
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